Philippe Favier ALL-OVER

le musée accueille Philippe Favier. L’artiste, en collaboration étroite avec le commissaire Thierry Raspail, a conçu un parcours/exposition de 45 stations inattendues, comme autant de points de vue et d’arrêts sur images. Tout le musée. Partout.

L’itinéraire auquel nous ont convié les œuvres de Philippe Favier, cheminant entre histoire naturelle, archéologie, Beaux-Arts, paysages au Musée de Valence, est une vaste anthologie aux accents de modeste cosmogonie : tous les aspects de l’œuvre y sont exposés, des premières batailles aux plus récents dessins, gravures et boîtes, des verres aux photographies et collages, avec les Albatros, les Amazones au carré, les Aquarelles de guerre, les Damiers, les Roubo et les Roses, les Ombres au tableau, l’Histoire, la mémoire, l’oubli… ainsi qu’un grand nombre d’œuvres inédites créées ces dix dernières années.

Il s’agissait aussi et surtout, vous l’aurez compris, d’un dialogue entretenu entre une histoire de l’art à ambition universaliste engagée dès la création du musée en 1850 et le regard singulier d’un artiste d’aujourd’hui pour qui les confins, les territoires et les lieux sont la mesure du Monde.

C’est donc une histoire ancienne jouée sur le ton du récit, à l’aune du contemporain et de ses mises en perspectives dans lesquelles l’humour aura son mot à dire en même temps que ses images à montrer.

Tout commence par la table de travail monumentale devant laquelle s’active l’artiste. Elle est encombrée de mille choses à bidules, instruments à incises diverses, aux formes multiples, aux dérives fructueuses et aux finalités incertaines. Puis cela se poursuit par une autre table, prêt exceptionnel de l’Élysée, avec assiettes plates, creuses, à dessert, soupières, bols, saucières, commandés en leur temps et restés jusque-là inédits en dehors des murs du Palais. Elle est dressée là, cette table, pour 20 convives, au centre d’une Pêche Miraculeuse et d’une Multiplication des pains, illustres peintures du XVIIe italien. Et tout cela s’achève quarante-deux stations plus loin…L’idée, c’est qu’il n’y ait plus ni collection permanente ni « exposition temporaire » séparées, mais une seule trajectoire dans un temps d’aujourd’hui.

PHILIPPE FAVIER

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